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EDITORIAL N°
015 DE
Octobre - Décembre 2009
L'année 2009 achève son chapitre sur deux des plus grands défis de l'histoire de l'humanité: le changement climatique et le terrorisme. Au moment où nous bouclons ce dernier numéro de l'année, les dirigeants et experts du monde entier ont fini de se réunir à Copenhague pour discuter de l'impact des bouleversements climatiques et trouver un accord commun qui permettrait de façon mesurable d'en limiter les effets dangereux pour l'équilibre de nos sociétés.
Si le bilan de ce grand sommet demeure mitigé quand on sait que tout va reposer sur la volonté politique des pays, force est de constater que Copenhague a permis de percer l'abcès sur le diagnostic et la reconnaissance de la nocivité de tous les gaz à effet de serre. Un accorda certes été conclu dans la capitale danoise, mais il n'a pas abouti à des résultats aussi probants que ne l'auraient souhaité les pays africains,notamment une attention particulière sur l'avenir du Protocole de Kyoto,qualifié de seul instrument garantissant les engagements minimaux des uns et des autres.
La situation actuelle du climat est bien la résultante d'une démesure économique et sociale des pays, et seuls de nouveaux modèles économiques mondiaux permettront d'en altérer les effets catastrophiques pour la planète entière. Quant à l'Afrique, sans doute la première à en ressentir les conséquences, il lui reste à définir des modèles homogènes, cohérents et responsables. Il lui reste à sortir de son rôle d'éternelle victime pour se prendre en charge et capitaliser ses atouts. Cela, avec des dirigeants responsables.
Dans la nuit de Noël, un jeune nigérian à bord d'un avion à destination de Detroit aux Etats-Unis a tenté de le faire exploser. Ce qui s'annonçait comme un drame a relancé le débat sur le terrorisme et le recrutement en grand nombre de jeunes africains au sein des groupements extrémistes. Si le cas de ce jeune homme, issu d'une famille bourgeoise,ne cadre aux stéréotypes établis, il indique clairement que la menace est tous azimuts. Cette situation invite également les gouvernements africains à collaborer davantage sur la mise en place de mesures strictes de récolte et d'analyse d'informations afin de renforcer la sécurité. Dans un cadre plus général, les gouvernements du continent devraient se pencher sérieusement sur la tendance à la hausse de la radicalisation de leurs populations.
En cette fin d'année, nous adressons nos vœux de paix, de solidarité, et d'unité à l'ensemble de la communauté internationale, avec une pensée particulière pour l'Afrique en lui souhaitant que 2010 soit son année pour une plus grande intégration, pour une meilleure gestion de ses ressources et de son avenir, surtout pour la fin des conflits meurtriers qui minent le développement de ses sociétés.
A nos lecteurs, nous vous souhaitons tous les vœux les meilleurs et vous remercions de votre fidélité.
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